UKRAINE : GUERRE-ÉPAISSE
Avec les soldats français qui défendent l'indépendance du Donbass
(VICE FRANCE, juin 2017)

- Tout d'abord, peux-tu me dire où et quand as-tu pris ces photos ? Combien de temps es-tu resté sur place ? Combien de visites y as-tu effectué ? Comment as-tu réussi à avoir de tels accès ?

J'ai commencé ce travail dans l'est de l'Ukraine à l'été 2015, principalement dans la région de Donetsk (actuelle RPD), en territoire séparatiste : villes de Donetsk, Gorlovka, Debaltsevo, Spartak, Uglegorsk, Luganskoe, Oktyabrsky, Peski... C'est un contexte de guerre civile qui dure depuis trois ans et a déjà fait plus de 10 000 morts, officiellement... D'autres sources sur place évoquent quasiment le double. Le gouvernement ukrainien appelle cela "opération anti-terroriste", le camp séparatiste nomme cette lutte "résistance patriotique". Dès le début je souhaitais produire un témoignage long entre journalisme de terrain et récit sensible, sur plusieurs mois voire années, à raison d'une visite tous les six mois parallèlement à mes autres engagements professionnels, car il s'agit là d'une démarche personnelle, sans soutien (sinon celui symbolique d'Engarde, fabricant de gilets pare-balles qui m'en prêta un, merci !). Mon éditeur (Allia) et le studio avec lequel je travaille (Hans Lucas) m'avaient aussi produit des ordres de mission pour l'occasion. Je n'ai sinon réussi à obtenir aucune bourse ou aide à projet artistique depuis le début.

L'accès aux républiques séparatistes (RPD et RPL) est restreint, c'est un fait. Tout d'abord parce qu'il s'agit d' « états » neufs et menacés, en guerre sur le terrain militaire comme celui de l'information. Ces états préfèrent donc contrôler ce qui se dit d'eux, d'autant qu'ils ont rencontré plusieurs cas d'espionnage ou de désinformation. Ils sont donc méfiants, ce qui est dommage car cela va dans le sens de leurs détracteurs... Pour ma part, hormis des clichés interdits pour raison de sécurité (positions ou matériel stratégique, personnes pas censées « être là » ou ayant de la famille de l'autre côté du front), je fus assez libre pour travailler, sans avoir à être « embedded ». Lors de mon premier voyage j'étais passé par la Russie où j'avais alors un autre engagement et un visa presse. À la frontière, quelques questions du F.S.B., puis le ministère de l'information à Donetsk a rapidement compris que je venais comme auteur sur un long terme avec l'intention de comprendre et donner à comprendre (mes premiers livres et mon passif "subversif" envers Paris Match ont aussi facilité cet accès). Ils ont vu que même sans soutenir tout de leur cause, on peut venir travailler avec curiosité et sincérité et produire un récit fiable, bien que détaché des contraintes propres au journaliste ou à l'artiste...

Au début sur place j'ai commencé par rencontrer des volontaires français combattant alors dans la milice, aujourd'hui devenue armée. J'avais contacté l'un d'entre eux par internet, Erwan, qui avait accepté ma présence au sein de leur groupe, quand je ne travaillais pas avec des civils. J'ai calé mon rythme sur le leur, les suivais sur positions, j'essayais d'être aussi rustique qu'eux et tout s'est bien passé. Depuis, au travers de publications "dépassionnées" et la persistance de ma démarche auprès d'interlocuteurs variés, j'ai pu garder de bonnes relations avec les acteurs locaux et y poursuivre mon travail d'auteur. Par contre, l'accès à l'Ukraine m'est désormais compromis, même si dès 2015 j'avais simultanément aussi fait les demandes pour rejoindre le côté ukrainien et produire un récit miroir sur les volontaires français et les civils des deux côtés du front, en vain (d'ailleurs, j'en profite pour inviter Kiev à enfin me permettre cet accès afin d'alimenter mon récit, humaniste avant tout..).

Malgré mon vécu en zone séparatiste, ma meilleure compréhension de la réalité sur place et certains liens d'amitié noués de cet « autre côté », j'essaie de garder du recul sur ce travail sans tomber dans aucune propagande et ainsi mieux continuer à revendiquer une subjectivité responsable, un point de vue documenté. C'est là qu'est la vraie responsabilité de l'auteur je pense : résister en se détachant des considérations du moment pour essayer de faire émerger un discours de fonds plus universel.

- Qu'est-ce qui a motivé ce sujet ? Que cherche-tu à montrer à travers ces images ?

La réponse a évolué au fil du travail et elle le fera encore... Au début c'était en réaction au traitement médiatique partial et partiel dont bénéficiait cette guerre : le déséquilibre informatif évident m'a toujours titillé, alors j'ai eu envie d'aller sur place, pour mieux voir et comprendre, et pourquoi pas démystifier. Comme Gilles Peress sur d'autres faits de société, même sans appareil photo j'y serai allé... En plus cette zone étant russophone, je pouvais y travailler sans fixeur et j'étais « curieux » de voir une guerre civile (même si on dit que toutes les guerres sont civiles) du côté des agressés et des laissés pour compte.

Ensuite, au vu de la réalité sur le terrain et du scepticisme ou de l'indifférence des gens à mon retour en France, j'ai voulu densifier mon témoignage. Pour qu'il puisse être un outil utile un jour ou l'autre. Ce projet s'affine au contact du réel, avec le recul du temps. Personne ici ne m'a demandé d'y aller ou de donner mon avis, je pourrais ne pas montrer toutes ces images, mais j'y tiens, d'autant que tous ceux rencontrés là bas m'ont prié de le faire et de témoigner. L'autre motivation était une réaction à ceux qui s'appropriaient (ils le font encore) ce conflit complexe : des gens délirants pour la plupart, soit des ukrainiens ultra-nationalistes hystériques, soit des poutinistes parano-débiles, avec comme point commun d'être des complotistes de salon ou de clavier... J'ai donc voulu dépassionner notre rapport à cette guerre en livrant un récit réaliste et subjectif. Que devant mon travail, ceux sur le terrain s'y retrouvent, et que le néophyte devant le livre ait envie de le comprendre.

Concernant mes images, elles racontent peu, voire rien. La plupart ne sont même pas visuellement rattachables à un camp ou l'autre. Les civils se ressemblent des deux côtés du front, les soldats aussi, tous équipés presque à l'identique, évoluant dans des tranchées faites de la même terre. Visuellement tout est confondant dans cette guerre : seuls les drapeaux distinguent les deux parties et les idées dans les têtes des gens. Mes images ne disent donc rien des causes et enjeux de cette guerre. Elles sont un mix de sidération et d'anecdotes. J'accepte et j'assume qu'elle ne soient que ça, et que toute intention photojournalistique (au sens classique) est en général bien vaine sans la béquille du texte, de la légende ou de la mise en page. J'avoue ne pas aimer mes images car je sais tout ce qu'il y a eu avant pendant et après, j'ai de l'affect, le souvenir des parfums et des bruits intransmissibles au lecteur. Elles sont frustrantes et muettes, et comme dit le professeur Guy Meyer, l'image est d'abord une question, pas une réponse... C'est donc pour cela que je mélange mes clichés à ceux d'amateurs récupérés sur place, à des captures de films, des scans d'autres documents et des textes pour approcher et rendre intelligible mon ressenti sans nuire au contenu informatif. Autant d'indices rassemblés pour le lecteur sans qu'il n'aie à s'y rendre lui-même, dans l'espoir qu'il envisage ainsi une vérité autre que celle qu'on nous propose...

L'objectif est de boucler GUERRE ÉPAISSE sous forme de livre pour l'automne, dont le but est de raconter la grande Histoire à travers les petites. Sans juger, car je sais que je sais peu et que mon travail n'arrêtera pas la guerre. Vu tout le mal qui a déjà été fait, seule la politique et l'intelligence des hommes le pourraient. J'envisage donc plutôt ce témoignage comme une forme de divertissement public, édifiant et utile à l'avenir. J'y donne des éléments que chacun est libre d'interpréter, en s'écartant toujours de tout militantisme, sinon celui visant à responsabiliser le plus grand nombre. Façon Malick avec sa ligne rouge, Kent Anderson avec Sympathy for the devil ou Gert Van Kesteren avec Why mister why..

- Après avoir passé du temps sur place, peux-tu me dire ce que tu penses de la couverture médiatique du conflit et de son évolution au fil des années ?

C'est un sujet délicat car avant j'avais déjà une méfiance théorique des médias, saine, puis une fois dans leur bain concret, à répondre à des commandes ou collaborer sur le terrain, la réalité du métier et des rencontres m'ont fait enchaîner une enfilade de désillusions plus grandes encore ! Je ne peux négliger quelques exceptions, des individus très pros, irréprochables et utiles, mais ils sont si peu et la profession fait tant pour qu'ils disparaissent... Sur l'Ukraine, ils sont rares (Dmitry Beliakov, Simon Ostrovsky, Paul Moreira, Babylon'13, Emmanuel Schreiber ..). Je regrette que beaucoup d'autres viennent en sachant déjà ce qu'ils vont en ramener. L'autre problème est que les journalistes n'éprouvent pas ou peu d'empathie pour leurs sujets et se contentent de livrer les marronniers commandés (ici : maisons cassées, ambiances soviétiques, vieilles en larmes, camps d'entraînement pour enfants, mineurs stoïques, soldats sales...). Les pires, tous médias confondus, étaient ceux qui venaient pour les selfies au front et pour alimenter leur CV des pires coins du mondes, genre : « Irak, Syrie, Soudan, Ukraine... ok c'est bon j'y étais. Et toi t'y étais ? ». Puis passent à la mission suivante, au prochain albinos haïtien, la prochaine lesbienne chinoise, le prochain migrant mort, tous ponts coupés avec la mission d'avant. Tout ça pour l'ego, du fric ou des prix. Le mythe s'auto-alimente, l'économique prends le pas sur l'éthique, la profession ne fait plus référence qu'à elle même.

Bref pour en revenir à ta question : dans le cas du Donbass, dès le début on a diabolisé un camp et enjolivé l'autre. Petit à petit j'ai l'impression que l'euphorie du début de guerre s'est tassée et qu'on revoit progressivement notre jugement car les faits nous y poussent : les gentils ukrainiens modernistes le sont moins, les méchants envahisseurs russes ne le sont plus. Les seules vraies victimes sont les civils et l'Europe. On sent désormais que sous leurs vernis médiatiques respectifs, ces deux camps sont finalement plus complexes... En résumant, on pourrait même dire que la guerre n'a eu lieu « qu'en 2014 », et que depuis ce n'est que de l'inertie et du business entre ceux à qui ça profite, pendant qu'en première ligne se battent ceux qui croient encore en l'idéal initial, pour leur famille et leur terre, ou parce qu'ils n'ont rien de mieux à faire... Mais malgré tous ces efforts informatifs, pour la plupart des occidentaux ça reste et restera une bande de slaves qui s'écharpent entre eux au fin fonds de l'Europe... Une plaie que personne ne laisse cicatriser.

En vrai, raconter une guerre est tellement complexe, tant d'enjeux se percutent en ces zones de culture souvent autre, qu'on est bien peu de choses pour juger, et on ne sait jamais trop quoi y chercher ni comment s'y impliquer pour en témoigner. J'avoue aussi que visuellement, il est très dur de produire une vision originale d'une guerre, tout y est tellement iconique et spectaculaire. On devrait l'assumer. En plus, soit l'information est difficile d'accès, soit difficile à mettre en images pour concerner le consommateur en bout de chaîne. Du coup, paradoxalement, la guerre est souvent racontée par ceux qui ne la « pratiquent » pas (sauf les services com des armées, mais on est justement dans de la com..) : ce sont des civils formés à cela (les journalistes) qui s'approprient provisoirement ce contexte et le « traduisent » à l'intention d'autres civils, car ceux qui combattent sont souvent incapables de l'exprimer... Il faut donc bien choisir où se placer, et le revendiquer.

Dans tous les cas, la plupart des comptes-rendus occidentaux sur cette zone demeurent produits côté Kiev et en son sens, pour des raisons politiques et pratiques, avec des interlocuteurs pas toujours recommandables, tout en continuant d'occulter les motivations ou souffrances réelles des séparatistes. Ces derniers ne sont pas tous des terroristes ou des mercenaires russes. Initialement, les populations séparatistes du Donbass n'étaient d'ailleurs pas spécialement pro-russes, elles se sont devenues, ne voyant pas vers qui sinon se tourner après que leur propre peuple les combatte... Les médias occultent aussi l'éventualité que les ukrainiens soient vus là bas comme « occupants », occultent les millions de réfugiés principalement partis en Russie, la masse quotidienne de bombes ukrainiennes tombant sur ces régions, les business douteux entre dirigeants des deux camps, la lassitude et le doute croissants, ou cette mentalité soviétique qui a toujours été propre au Donbass, puisque les séparatistes vont « souffrir et encaisser jusqu'à la victoire »... Mais les médias occultent surtout l'immense espoir partagé d'une paix rapide. Il y aurait tant à dire et développer. Je pense qu'un jour on s'en mordra les doigts... Ou pas, vu qu'on a déjà rangé sous le tapis Yougoslavie, Lybie, Syrie, Irak, Afghanistan, leurs espoirs et leurs morts... Je préfère laisser mon livre développer cela et que d'ici là ces sentiments seront bientôt médiatisés pour qu'on assiste à une progressive nuance des analyses et de leurs conséquences.

- Peux-tu me parler des combattants français que tu as rencontrés ? Combien sont-ils dans le Donbass ? Sont-ils tous des volontaires ?

Lors de notre première rencontre en 2015 le groupe était d'environ une quinzaine de personnes. C'était la deuxième vague de volontaires, moins sulfureuse que la première.. On dit que la première vague avait mis la cause au service de ses propres idées, avec les dérapages qu'on leur connaît, tandis que la deuxième, plus « concernée », mettait ses idées au service de la cause séparatiste... Aucun mercenaire dans tous les cas. Tous venaient sur leurs économies ou soutenus par des dons de proches. Entretemps le groupe a éclaté, par déception, par ennui, ou par évolution des projets de vie. Certains ont été blessés, d'autres sont rentrés en France. En avril ils étaient moins de dix, dont trois qui souhaitent s'installer définitivement à Donetsk. J'ai rencontré aussi bien des anciens agriculteurs que des ex-étudiant/boulanger/militaire/graphiste/etc.. Tous profils, du nord, sud, est, ouest de la France, novices de la guerre ou non, aux passions, idéologies et idéaux divers. Aujourd'hui certains français restent, d'autres non, certains sont partis en Irak ou ailleurs et d'autres n'attendent qu'une occasion pour revenir : « la grande offensive ukrainienne ».

- Décris-moi une personne qui t'a particulièrement marquée au cours de ton reportage, et pourquoi.

Beaucoup étaient marquants. Par leur engagement, leur résilience ou leurs expériences vécues, locaux, étrangers, civils ou militaires... De l'écrivain star venu combattre ici (Zakhar Prilepine) à la mémé qui a commencé sa vie dans la guerre et la finira de même dans sa cave, il y a toute une galerie de personnages marquants, générés ou non par ce contexte hors du commun. Tu peux aussi bien être touché par le soldat qui entre deux bombardements tient à te préparer une soupe, que par la vendeuse de village qui te montre sur son téléphone des vidéos ultra-violentes que peu de gens verront. Erwan Castel, le volontaire breton, m'a quand même particulièrement marqué car en plus d'une vie déjà remplie d'engagements divers, il savait faire preuve de sensibilité, de finesse d'esprit et d'un talent pour la blague ainsi que d'un sale caractère et une certaine folie peut-être propre aux bretons... Erwan vit toujours là bas, aujourd'hui dans un des quartiers de Donetsk proche de l'aéroport, fréquemment bombardé. Il aide des civils à réparer leurs maison ou améliorer leur quotidien et a monté une structure d'entraide, mais dès que les combats s'intensifieront ou que le fameux assaut ukrainien auquel beaucoup ici se préparent arrivera, il reprendra les armes. Beaucoup étaient marquants : Vika, Tonio, Apache, Nastia, Renaud, Jean-Michel le jeune belge imprévisible tout droit sorti d'un épisode de « strip-tease », et les autres, vivants et morts.

- Quelles sont les raisons qui les ont motivés à partir ?

Il y a de tout mais le déclic commun à la plupart fut le massacre d'Odessa en 2014 où des civils russophones furent brûlés par une foule incontrôlable. Les volontaires français étaient aussi critiques envers la révolution Euro-Maïdan à Kiev en 2013, et j'imagine qu'ils étaient en plus insatisfaits de leur situation en France. D'autres sont venus se confronter au mythe, chercher l'aventure de guerre en guerre ou se tester eux-mêmes. Pour certains ce fut un appel de leur héritage familial ou culturel, pour d'autres une fuite en avant. De ceux que j'ai connu, plusieurs voulurent d'abord venir au secours de la population du Donbass et soutenir activement ce projet de "Novorossiya", avec ou sans armes. Les images de néo-nazis côté ukrainien ont aussi pu les motiver pour venir se battre, ainsi certains qui venaient initialement pour une mission humanitaire, ne se sentant sur place pas assez utiles se sont engagés dans la milice pour aller au front. Le tri s'est assez vite fait et ne restent que ceux motivés ou pas ébranlés par le choc culturel... Seule la paix est désormais espérée par tous ceux non fanatisés.

- Qu'est-ce qui t'a le plus marqué sur place ?

Le plus marquant est plutôt l'indifférence quand tu rentres, car là bas c'est la guerre ; même si de basse intensité, c'est à l'ancienne façon Verdun, avec ses tranchées et ses tunnels, son artillerie et ses villages rasés, on ne le dit pas assez. Ce qui marque quand tu arrives, c'est aussi la proximité du front avec le centre-ville « préservé » de Donetsk : le temps de deux chansons à la radio du taxi tu passes des boulevards à franchises clinquantes aux tranchées des poilus. C'est surréaliste. Ensuite plein de détails peuvent te marquer : les restes de vies privées dans les maisons abandonnées, les filles d'une extrême beauté dans des villages, le courage de ceux qui ont tout perdu, les excellentes blagues dans des situations tendues... Je réalise aussi que ce qui m'a marqué et me marquera encore, c'est le constat de la fragilité des êtres, des objets et des matières, du corps humain à l'immeuble en passant par l'arbre, le chat ou le poteau électrique... Et imaginer le coût phénoménal de ces destructions, reconstructions, rasages et leur impact sur les caractères et les personnalités à venir... Et comme bouquet final, le fait qu'on ne sait plus trop ce qui motive tout ce chaos. Puis quand tu rentres en France tu reprends tes commandes et tes engagements de prof à mi-temps, tes élèves n'imaginent pas où tu étais pendant les vacances, alors tu leur donnes comme d'habitude un nouvel exercice d'art plastique. « L'Art c'est tout ce qui rend la vie plus intéressante que l'Art » – disait Robert Filiou... Je confirme.

À lire et regarder : portfolio Guerre Épaisse, Magazine Feuilleton n°20 , mai 2017.